Communes détruites pendant la grande guerre

De Genealorraine

Le département de la Meuse fut particulièrement touché, surtout lors de la Bataille de Verdun en 1916 où neuf villages ont été complètement détruits par les combats. Six d'entre eux n'ont jamais été reconstruits. Après la guerre, il a cependant été décidé de ne pas les rattacher à d'autres communes et d'ainsi conserver leur mémoire. Ils sont administrés par un conseil municipal de trois membres nommés par le préfet de la Meuse, avec un maire et deux adjoints. Ils ont toutes les prérogatives d'un maire à l'exception du vote pour les sénatoriales.

Liste des villages détruits et non (ou marginalement) reconstruits

  • Douaumont (quelques maisons reconstruites ; pour 288 habitants en 1911, 38 en 1921, 10 en 1990 et 7 en 2006)
  • Fleury-devant-Douaumont, à côté du Mémorial de Verdun (pour 422 habitants en 1911, 12 en 1921 et 5 en 1990 et 0 en 2006)

Afin de perpétuer le souvenir de cette commune anéantie, la commune de Fleury-sur-Orne dans le Calvados, appelée jusque là Allemagne, a adopté son nom en 1917.

Ornes (quelques maisons reconstruites, avec pour 718 habitants en 1911, 23 en 1921, 10 en 1990 et 7 en 2006)

  • Vaux-devant-Damloup dit Vaux rasé a été reconstruit, de même que des dizaines d'autres moindrement touchés.

Les communes non reconstruites demeurent, mais sont qualifiées de communes « mortes pour la France ».

Aujourd'hui, ces neuf communes sont toutes adhérentes à la Communauté de communes de Charny-sur-Meuse.

Le 22 décembre 1987, huit de ces neuf communes (à l'exception de Vaux) constituent un SIVOM pour assurer leur débroussaillement et l'entretien des chapelles et des monuments aux morts qui y ont été construits après la guerre2.